Les hommes à la campagne portait tous des casquettes et souvent autour de la taille, de larges ceintures de flanelle pour tenir les reins au chaud .Des ensembles bleus de travail: vestes et pantalons
Mes grands mères se coiffaient de fichus de laine noire ou de chapeaux de paille finement tressés . A l'occasion pour dépannage un mouchoir (ils étaient très grands à l'époque mais il fallait ça pour essuyer les suées) noué aux quatre coins, posé sur la tête protégeait du soleil .
Vers les années 1950 j'ai eu ma première indéfrisable, c'était la mode:
je me souviens de ces bigoudis si lourds que j'avais du mal à tenir ma tête droite
Le coiffeur enroulait les cheveux lavés et coupés avec grand soin, minucieusement sur de petits bigoudis (très serrés), le tout imbibé d'un produit à forte odeur , par dessus les bigoudis
étaient placés des pinces chaudes à la limite du supportable et ma tête était de plus en plus lourde ensuite rinçage et coiffage,il fallait compter l'après midi pour tout ça
J'en ressortais frisée comme un caniche et pour une année
Incroyable ça au jour d'aujourd'hui
J'ai eu cette image à l'occasion des journées du
patrimoine.
Les lits étaient rebondis par les matelas de laine ( confectionnés sur mesure par le bourrelier du coin ) et
couettes garnies de plumes d'oies, de gros draps de cotons, couverture de laine + un couvrepied uni d'un côté, cretonne fleurie de l'autre, un traversin et deux gros gros
oreillers. Quand nous faisions le lit nous devions retourner le matelas et battre la couette pour l'aérer avec le bâton de lit qui se trouvait entre le lit et l'armoire
Les matelas de lit des jeunes enfants étaient souvent garnis de balle d'avoine , saine et souple. Nous appelerions ça aujourd'hui "écolo"
Dès que la saison était plus belle, nous profitions d'une belle journée pour aérer les couettes et matelas .
Ca faisait chaud et c'est pour ça qu'on disait: on va monter au lit.
à suivre
Non ce n'est pas ma grand'mère mais ça pourrait être son chapeau , sa
blouse
le texte suivant j'ai vu sur le net mais il est exactement ce que j'ai vu et vécu
le
tablier
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs .
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides; et quand le vent était frais, Grand' Mère s'en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois .C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Elles avaient les cheveux longs tenus sur la nuque par un chignon.
Le principal usage du tablier de Grand' mère était de protéger la robe de dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Les deux coins noués ensemble, il servait à mettre les haricots verts, quand le
giron était plein il fallait le vider.
Elles portaient de grandes robes larges et longues de
couleurs sombres, des chemises brodées à leur nom et de culottes fendues ... Elles portaient un
corset de coutis( baleiné) réglé par des lacets au dos , des jarretelles , des bas de laine ou coton.
Depuis le potager, il servait de panier pour de
nombreux légumes. Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux. En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de
l'arbre.
Grand' Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec qu'elle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière et aussi vite remiser à un clou derrière la porte de la cave.
Il était long et enveloppant, souvent en coton bleu avec de fines rayures blanches, les bretelles croisées au dos .
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier indipensable et qui servait à tant de choses.
Les anciens de la campagne étaient souvent vêtus d'une veste et pantalon en gros
velours côtelé, tissu de qualité acheté sur le marché le plus proche ou à un marchand ambulant qui passait régulièrement dans la campagne. Les garçons étaient habillés de blouses,
culottes courtes et bas de laine.
Quand un parent décédait, nous devions porté le deuil obligatoirement. La durée suivant le degré de parenté, faire teindre nos vêtements en noir chez le teinturier ou les renouveler.
Quant aux femmes, pour les obsèques , elles portaient fixé au chapeau un voile de
crêpe georgette rabattu sur le visage puis ensuite enroulé autour du chapeau.
Je me souviens au remerciement d'avoir embrassé quelques parentes du défunt !...Elles étaient donc sous ce grand voile noir plutot épais, nous ne les distinguions à peine, c'est le voile que nous embrassions .
On cousait pour les hommes au dessus de la manche, bras gauche un large brassard de crêpe noir.
Aujourd'hui le deuil est respecté le jour de la sépulture mais après !...Le deuil
se fait dans le coeur, il se porte en soi.
La facade de la maison du défunt était souvent recouverte d'une grande tenture noire
Le linge
L'armoire à linge était un peu l'orgueil de la maîtresse de maison pour l'ordre et la propreté qui y régnait, moitié pleine de draps et torchons en grosse toile de lin ou coton brodés aux initiales de la mariée , c'est elle qui amenait son trousseau.
Toutes broderies étaient faite à la main.
Un commerçant passait régurièrement chaque mois avec sa fourgonnette pour proposer d'acheter des blouses, tabliers...En satinette fond noir et petites fleurs, les tabliers étaient souvent bleu à fines rayures avec de longues bretelles pour croiser au dos .
Des vêtements de travail pour homme et de la mercerie beaucoup de coton à repriser: blanc, noir marron soit les couleurs de base. Oui les chaussettes n'étaient pas jetées quand il y avait un trou, elles étaient reprisées et rereprisées jusqu'à fin .
Le gros fil "au chinois" servait à coudre à la main les boutons, mettre des pièces aux vêtements fatigués.
Je me souviens vers 1950 d'aller en ville avec maman, les drapiers déroulaient
les pièces de tissus sur les comptoirs de chêne cirés avec un habile claquement des doigts sur l'étoffe tendue ( Voyez donc si c' pas de la qualité ça ! ). Les flanelles, pilous , crêpes,
taffetas, satin de coton, lainages étaient beaucoup vendus .
Madame Monceau, elle venait à pieds faire une journée de raccommodage à la main .
Elle devait mettre de grandes pièces aux vestons et pantalons d'hommes en gros cotons (pas facile à coudre) et repriser les chaussettes ! Interminable ravaudage et reprises fines au quadrillage parfait pour réduire et boucher les énormes trous causés par les sabots de bois.
Nous étions installées elle et moi, devant le four à pain à la lumière du jour face à la fenêtre.
Moi j'aimais bien elle me tenait compagnie ! c'est avec elle que j'ai appris à coudre et à tricoter .
Avec ce chauffe-pied là dans lequel je mettais de la braise pour les jours de froid .
Je la raccompagnais à son retour, je réglais mon pas sur le sien. Elle parce que ses jambes fatiguées trainaient sur la route! elle était âgée. Moi, c'était pour mieux être à son écoute , nous avions tellement de choses à nous dire
La lessive
Elle était préparée à l'avance par nos soins ,le linge mis à tremper la veille et toute une nuit dans une bassine ( galvanisée) puis rincé..Les vestons et pantalons de travailleurs agricole étaient très sales.
La lessive de blanc était bouillie dans un chaudron avec un foyer à bois dessous.
Pardessus le linge était ajouté de l'eau, des critaux de soude, des restes de
savons coupés en morceaux et de la poudre saponit.
C'était une bien brave dame qui venait à la journée pour laver le linge familial à la mare, au lavoir.
Agenouillée dans une sorte de boîte à 3 côtés garnie de paille et de sac de toile ; il fallait brosser à la brosse de chiendent, frotter, savonner, batoyer, rincer.
L'hiver c'était froid, j'y ai lavé moi aussi.. Nous devions faire attention à ne pas pinger, le plancher étant usé par endroit...Ce n'était pas triste du tout er même que cette bien brave dame chantait tout en travaillant : Ah! Le petit vin blanc.. et d'autres, moi qui était gamine ça me plaisait bien.
Ma voisine Madeleine était de mon âge, dans une mare voisine ,elle aussi lavait la buée de sa famille à 250m de là et faisions mi parcours pour faire une causette ( nous n'étions pas contrainte par l'horaire le temps était libre) la lessive tiède restant dans le chaudron servira pour le couleur du lendemain
Je me souviens à la belle saison de m'arrêtrer de laver pour observer une nichée de têtards que je voyais grandir au fil des semaines et...un plouf, c'était madame la grenouille. Je me souviens des pêches à la grenouille sans hameçon, simplement une baguette de coudre et un chiffon rouge
Nous emmenions les seaux de linge propre (à l'aide d'une brouette en bois) pour l'étendre au grand air dand le jardin.
Ensuite venait le temps du repassage : Je faisais chauffer les fers à repasser soit sur les ronds de la cuisinière à bois soit devant les braises de la cheminée
Pour témoin de la chaleur, le fait de le passer sur un chiffon de coton plié en plusieurs épaisseurs suffisait: si ça roussissait c'est que le fer était trop chaud. Les cols et jupons étaient amidonnés avec de l'eau de riz confection maison.
Bribes de souvenirs
Tout se passait au mieux, mais il faut convenir que chez nous, les démonstrations d'affection ne se pratiquaient guère. Non, nous ne embrassions pas; mais
nous nous aimions bien et chacun respectait l'autre. Maman, écrasée par les tâches était surmenée : les champs, les bêtes, la maison et les enfants : on a trop d'ouvraîge (ouvrage ) on a point le
temps de faire des manières, disait' elle.
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Des coucous, je me souviens de ce goût sucré qu’avaient ces fleurs.
Il y en avait partout au printemps, dans les prés, le long des talus. Nous en faisions des balles.
Beaucoup de violettes
au parfum si délicat. En été des champs entiers de coquelicots, pâquerettes et bleuets... quel joli tableau !
J’étais friande des premières fraises sur les talus.
Les soirs d’été, c’était un spectacle musical. Ben agréable ma foai. Fallait arriver à pas de loup, pas faire de bruit pour ne pas interrompre les coassements des gernouilles vertes et leurs ébats amoureux à notre arrivée.
Dans le pré du Perray, les champignons rosés à l’automne !
D’odeur agréable rappelant l’anis.
Je me souviens
toujours au petit matin, les pâtures jonchées de nombreux points blancs disposés en bande, ou en anneaux disposés autour d’une bouse sèche.
Je les vois encore: un vrai tableau, je m'empressais de remplir mon panier. Quel régal ces rosés, maman savait bien les cuisiner.
Une autre fois, je voyais près de moi l’herbe se soulever sur le passage silencieux d’une taupe à ras du sol ou un mulot qui pointait son nez.
Le bruit des crapeaux qui commençaient à lancer leur musique dès que la nuit
tombait, cachés sous les pierres autour de la cour.
Notre maison
Quand je vois cette photo,
j'ai envie de vous y inviter et de vous faire entrer: la porte était à deux battants, une crouille en haut et une crouille en bas.
A droite ,le four à pain: intérieur de briques réfractaires et extérieur en métal galvanisé monté sur 4 pieds.
Au passage, je vous signale que deux "attrappe- mouche"collants étaient pendus au plafond pour les saisons d'été et d'automne.
A gauche du four: le fagot de bois pour alimenter la cheminée
.
La cuisinière avec son four et son bain marie, tous les jours à froid, il fallait gratter le dessus avec de la toile émerie
et un peu d'huile de coude . Ensuite nous y étallions de la pâte Zébrassier( c'était couleur alu) en frottant ça donnait une belle patine à la fonte.
Et puis une grande table et deux bancs , la boite à pains, un magnifique buffet deux
corps,l'évier en ciment.
Le pavé étaient en terre cuite rosés fades lavé le samedi avec les moyens du bord: balai de sorgot et à grand renfort de seillées d'eau claire puisées au puit bien évidemment .Une fois l'eau
poussée vers la cour, quelquefois, une botte de paille était étallée sur toute la surface ! hé oui ça interpelle... pour accélérer le séchage ?
Au milieu de la chambre il y avait le poële avec un long tuyau allant vers la cheminée. Ce poële était émaillé bleu avec 2 portes ajourées d'arabesques; je m'endormais en
regardant le reflet des flammes dansant sur le mur, de jolis dessins .
Ce poële ne suffisait pas à réchauffer le lit malgré les couvertures et couvre pieds, l'intérieur restait froid, nous devions y mettre une brique chauffée au four de la cuisinière ou une
bouillote remplie d'eau chaude : déposée une 1/2 heure avant de se coucher .
Dans la journée pour les besoins , on allait dans un petit cabanon de bois + ou moins - aéré de part ou autre ( + ou - habité par des araignées ou divers insectes de passage ), la
porte fermait par un crochet, un vaste bacquet de bois était enterré, un coffre posé par dessus avec un trou rond. Du papier journal mis à disposition .
Pour la nuit , nous avions "le gars jules" c'était le pot de chambre en tôle émaillée et muni d'un couvercle; il avait sa place près du lit : pas discret le petit bruit musical qui accompagnait
le pipi.
Le matin , il fallait vider le contenu sur le tas de fumier "compost"engrais naturel pour les cultures.
Au dessus de chaque lit, il y avait un Christ sur une croix de bois ... Brrr... Si les parents revenaient!... Que penseraient 'ils de
voir le bon dieu à la brocante remis avec les objets sans valeur .
Je me souviens d'avoir été malade et d'être restée au lit avec de la fièvre,
maman me mettait des bouillotes et tisanes de tilleuil sucrées au miel (produit à la ferme bien entendu)
Comme mes camarades à chacune notre tour : nous nous agenouillions pour la première fois

Dès le début de la scolarité, la grande partie du temps était
consacrée à faire des lettres avec des pleins et déliés. Tremper la plume dans l'encre, bien doser ! ... Ni trop, ni trop peu d'encre afin de ne faire ni rayures ni taches (pâtés, gros ou
petits) en cas de taches, vite le buvard pour éponger les dégats et puis la gomme spéciale encre qui déchire et même voire l'expérience d'un
trou.
Pour mes
premières années d’école, des blouses noires avec un filet rouge ou bleu, bien repassées en gros coton satiné, des sarraus ceinturés pour les garçons avec des plis quelquefois devant,
c’était comme ça… Cette blouse d'école faisait la semaine sans être lavée, pour la maison, nous remettions une blouse usagée de l'année précédente
petit matin , il faisait nuit, ils avaient une pile pour s ‘éclairer ! et cela avant de partir pour l’école à pied jusqu’à Pruillé- le- chétif.



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